- Publié le 13/10/2015

Fréquence n°74

Edito de Corinne OLLIVIER, Secrétaire du CER

Cher(e)s collègues,

Dans le Fréquence Spécial Activités Sociales, j'évoquais la fin de la Société Nationale des Chemins de Fer Français, la réforme du système ferroviaire ayant été actée par la loi du 4 août 2014.

Cet éclatement de l'entreprise, que pour une partie d'entre nous avons combattu, n'apporte aucune réponse aux problèmes de production au quotidien, aux dysfonctionnements et insuffisances du système issu de la séparation de 1997 (création de RFF). De plus, en ne finançant pas cette réforme, ce sont les emplois, les conditions sociales des cheminots, le Service Public rendu aux usagers, voire l'existence même d'une partie du réseau qui seront les variables d'ajustement. Le budget 2015 de la SNCF le prévoit déjà : suppressions de postes, hausse de la sous-traitance et abandon d'une partie du Fret, des TER et des TET…+

En éclatant la SNCF en 3 EPIC, la question des Activités Sociales et Culturelles et l'avenir des personnels CE et CCE sont aujourd'hui au cœur des débats. Les premières rencontres entre la direction de l'Entreprise et les Organisations Syndicales sur le découpage des futures IRP (Instances Représentatives du Personnel) ont commencé. Les propositions qui sont faites sont loin de répondre à la proximité et l'efficacité que sont en droit d'attendre les cheminots.


 Bien au contraire, en multipliant des CE à périmètre national, c'est :

  • l'asphyxie financière des CE Régionaux qui serait sciemment organisée,
  • la réduction des droits d'intervention des cheminots sur les orientations structurelles et économiques en territoire qui serait mise en œuvre,
  • ce sont nos Activités Sociales et Culturelles offertes aux cheminots et à leur famille en proximité qui seraient remises en cause (fête de Noël, mini-séjours, accueils de loisirs …),
  • ce sont les emplois des personnels CE/CCE qui seraient menacés.

La direction exerce un odieux chantage en voulant négocier un accord portant à la fois sur les IRP et sur les élections professionnelles envisagées en novembre, CE/DP et CA/CS (Conseils d'Administration et Conseil de Surveillance) en instituant le vote électronique.

Nous ne devons pas laisser des libéraux et un patronat rétrograde s'accaparer l'argent de l'économie sociale. Nous fêtons cette année les 70 ans des Comités d'établissement et les 30 ans des CE Cheminots. Ils sont issus du Conseil National de la Résistance, au même titre que la Sécurité Sociale, les retraites par répartition…

Les cheminots ont toujours su résister et ce n'est pas le moment de baisser la garde !